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Quelle bonne surprise ! Je craignais le truc franchouillard, série Z qui croit que la vulgarité assumée et agressive rachète tout. Non. C'est de la bonne chanson, travaillée, avec des influences bien maîtrisées, avec de l'humour et de l'insolence plus ou moins entre les lignes, et envers elle-même (c'est donc bien de l'humour).

Dieu sait si je ne suis pas un rigolo ; je suis allergique à toutes sortes facilités pseudo-intellectuelles, ou anti-intellectuelles, ici c'est sans prétention et pourtant c'est souvent bien mieux que ce qui en a. La preuve : ça pourrait être seulement écrit, ou seulement joué aux instruments, ce serait tout autant remarquable.

Cela fait rêver : C'est aussi populaire que rigoureux, créatif, français et européen. C'est pour petits et grands, de tous milieux. Tout est là, c'est l'esprit français, d'hier et d'aujourd'hui, de toujours.

Les monologues de ma porte : De la chanson à texte, pas trop porté sur le jeu de mots, mieux que ça, bien joué, au piano, bonne voix.
Ulan bator : Composition originale, soignée et intelligente, Jazz et yidiche, mais bien interprétée (parce que, parfois, c'est cache-misère). De la chanson française (mais si, les gens simples y sont autorisés !), irrévérencieuse mais de bon-enfant, qui sait sortir de l'hexagone.
Amiral Rital : Ébouriffant et enlevé.
Casanova le castrat : Les paroles sont remarquables, non, sérieusement.
CoolzenJack : À la guitare et clarinette (moustache), joués vite, vous voyez ? Oui, c'est ça. Bravo.
Les curés : Anticlérical, mais sans la poussière et les clichés vieillots que d'autres utilisent encore, et c'est carrément coquin, mais là encore, la qualité reste une condition majeure visiblement.
Les cosaques : Aussi drôle, que bon, qu'original, que coloré, etc.
Sbirri :Étourdissant en jeux de mots (y a peu être même des termes plus savant), contre les autorités, sans les facilités habituelles.
Tria perdita : Aussi astucieux que bien composé.
Fanny : C'est peut être le titre le plus beau, dans son genre.

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Linoleum : Une musique exacte qui vous prend et qui vous laisse on ne sait où, et qui vous reprend par la main. Non ? Ha ben c'est raté alors.
Hardwood : Outre le fait qu'on connait ces sons par cœur, c'est plutôt riche mais, là encore, une pirouette pour sortir du truc, et plutôt longue en plus.
Carpet : C'est le titre qui s'est bouclé là où c'est bon, par chance. Bon, c'est un peu mieux que cela.
Tile : Je ne sais pas si on s'y fait ou si ça tient la route, et si ça change quelque chose.

C'est toujours pareil : ça donne l'impression d'être rentré, en-dessous ; ça me fait penser à ces gens qui se disent modernes... Depuis quarante ans, et puis ils deviennent moins sympa évidemment.

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C'est un problème culturel ou pratique : C'est parfois sublime, mais pourquoi mettre tout ça au milieu d'une marre faite d'intros, de transitions et de finals ? Il y a du génie, au détours d'un je ne sais où, et on se demande pourquoi ce n'est pas développé, décliné ou simplement répété ? Va savoir comment fonctionnent les artistes…Il est vrai qu'il leur faut parfois jeter sur la toile avant de réfléchir.

Ceci-dit, qui n'a jamais eu 12 ans en 1980 ? Hein ?

Voilà.

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Il y a parfois des longueurs, sans explication quoi, mais sur des titres de quatre à sept minutes… Peut-être faudrait plus densifier l'histoire et carrément reproduire les faits et objets en sons. Un titre de quelques minutes, c'est beaucoup pour une phrase descriptive (et on a tendance à remplir), pas pour une scène. J'écris cela pour aider à la réflexion parce que, sinon, à l'échelle de l'album, c'est agréable, fluide et présent, même s'il ne faut pas trop écouter chaque note, c'est le but en fait. Ce genre d'album peut être idéalement accompagné d'un livret, ce n'est ni indispensable ni nécessaire, mais un plus, et une bonne démarche pour les raisons expliquées précédemment. Je ne saurais pas imaginer quel serait le public pour ce style, sans doute des grands enfants et des petits (sont-ils aussi imaginatifs et patients ?), en tous cas l'usage du français serait peut être plus indiqué, ou avec une démarche pédagogique discrète. Les longs titres de la fin auraient besoin de l'audace des plus courts et une écriture, plus dense.

Meeting Ebe In The Wood : Bon choix de sons, de cohérence, dans le genre cristallin ou vieux film SF.
I'll Show You My Planet By Telepathy : Des son plus « dark » pour donner de l'épaisseur et du contraste
This is.... ballons ; Ba-llons (Ebe Scratch Some To Play) : Plus surprenant et varié, passionnant et très réussi, ce titre semble dire beaucoup de choses.
A Great Friendship Is Born : Un beau morceau avec des sonorités fort bienvenues.
I Watch Ebe Sleeping : Un titre magique avec ce qu'il faut d'effets, de sons, de mélodie, de décalage, rien de plus. Superbe.
Wake Up ! There Is Some Snow Outside ! Ben, trop court…
Extraterestial Game And Walk In Snow : Dans la moyenne du reste, agréable.
Message From Ebe's Father : Ça rompt avec les titres précédents, un peu, pour aller avec quand même, et c'est tant mieux. Intéressant.
I'ms Sorry , But Dad Told Me That I Have To Go : Les sons sont peut être trop simples pour une composition sobre et expérimentale ; vous êtes un peu ambitieux sur l'élasticité de votre genre.
Frosted Tears For Amputated Hearts (Ebe Is Gone...) : J'ai déjà écouté de la musique d'ambiance ici, et le travail du son y était en général tout à fait autre. Mais enfin, il y a un sens de faire beaucoup avec peu qui est remarquable.
[Bonus] Sadness On Both Sides (Both Hope See Each Other Again) : Là, d'accord, c'est plus riche et équilibré, trop lisse, massif et propret encore. Il faudrait plus écrire, lier et identifier ce deviendrait alors, un peu, une mélodie.

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Comme souvent, quand ça se veut « chillout ambient » et tellement persuadé de l'être, qu'on se retrouve finalement avec du glou-glou, du faux piano, et du synthé. Les sons ne vont pas vraiment ensemble et ce n'est pas, à proprement parlé, composé ; et il n'y a pas non plus ce que la techno (celle vraiment moderne) a trouvé, ou retrouvé : le minimalisme, l'efficacité, l'évolutivité ou je ne sais quoi. En gros, c'est la machine qui décide, et la fascination toute première de l'artiste et de celui ou celle qui écoute. Bien sûr, certains vont aimer, et c'est bien leur droit (et l'essentiel d'ailleurs) mais qu'ils essayent de ne pas regarder leurs montres.

Ceci dit, le second titre s'appuie sur un sample de voix qui le structure un peu et qui le rend assez séduisant

Je ne sais pas moi, tout le contraire de ça pourrait être : http://www.jamendo.com/fr/album/20579

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Franchement, en quoi cet album à l'air d'un essai ? Peut être parce qu'il explore un peu tous les genres, qu'il n'est pas obsédé par la beauté, l'esthétique. Chaque titre est fait pour réussir très exactement ce que l'artiste voulait, avant tout autre chose. Bon, évidemment, c'est une compil (si c'est tout à fait vrai).

Ça me fait penser à un plat de nouilles, avec un morceau de beurre ; on ne fait pas mieux, quand d'autres ouvrent une boîte de raviolis, ou glisse du foie gras dans le caviar (ou l'inverse) ou dans le hachis parmentier (quel exploit Monsieur Bocuse ! Une photo ? Si vous avez l'temps et… )

Bon, évidemment, comme ce que je viens d'écrire, ce n'est pas très « subtil », mais quand même, faites-le vous ! Donc, la note est très bonne mais pas « top top », ce que je mets rarement, moi.

Elle flâne… : Ce n'est pas mal, mais c'est un poil simplet et le synthé paraît un peu fade par rapport à la batterie, bien jouée. Bon, il n'y a que ça, et c'est un bon moment à passer.
Malcom eyes : Alors là vous m'embêter, vous m'obligez à un sacrilège. C'est un peu comme si vous veniez de refaire une pièce et que vous laissiez l'échafaudage. Heureusement, c'est réussi, la musique.
Nezorf : L'échafaudage est bien plus beau :) Elle chante à l'envers ? (frozen ?) Sérieusement, c'est sublissime.
Open : Évidemment que no@r sait faire de la techno ! Avec moins de frime (que ça ne mérite pas souvent) mais vous savez aussi faire mieux, justement. C'est très bon.
Pump : Ce titre fait partie de ceux qui ont l'air de rien, et puis… Du genre que certains ne savent pas faire.
SF : C'est un peu le mix du titre précédent avec le premier. C'est d'un genre et d'une composition, qu'on trouve en cinq minutes, je veux dire, par la cohérence, l'évidence, etc. C'est réussi.

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C'est un album d'un genre très inédit. L'utilisation des sons est très basée sur l'effet, mais sur l'authenticité aussi, c'est cela qui est rare. Le problème des effets et qu'ils ont tendance à remplir, et à raccourcir les titres. Contre cela : plus de rythmiques, de compositions, de ruptures, de chapitres et de charpente.

Bon, j'ai l'air d'accumuler des tares mais il y a un peu de tout cela quand même. Et puis cet album cultive l'art de l'improbable d'une façon remarquable.

En fait, c'est très réussi quand c'est assez contemplatif et quand les effets agissent par l'extérieur, discrètement, sur une composition dense, un peu inattendue aussi.

Confused : Une vraie composition originale avec une utilisation de vrais/faux instruments toujours décalée. La frontière entre l'acoustique et l'éléctronique est systématiquement floue, se réinventant mutuellement.
Weary or resigned : J'adore ces effets de transparence et de progression ; plus à base d'effets que de composition d'ailleurs.
Cumbination : Toujours cette recherche du plus beau son possible avec des effets que jouent le mieux avec nos oreilles. C'est un peu en boucle et pas trop rompu.
Toufic : Un titre plus riche ; on retrouve de la rythmique avec bonheur et de la composition. Bizarrement, c'est assez africain. À un moment, il y a un rupture, c'est bien, mais pour pas grand chose, et qui écourte le titre.
The message : Un titre rude et décalé très réussi.
Swoel : Un morceau contemplatif, réussi dans son genre, dense.
Retour : Un titre un peu « fleur bleue » et « doux-dingue » mais avec des trouvailles aussi.
Easy ton popular : C'est en roue libre et pas très beau.
Nichel : Ça se laisse écouter, et de mieux en mieux, mine de rien, avec de beaux sons, enfin, qui sont de la même famille.
Contemplative : Un bon titre, avec un petit peu de tout ce qu'il faut.
Traversée : Ce n'est pas le meilleur titre, pas assez de magie ; c'est toujours assez difficile de terminer un album.

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DeCon : De la techno en structures, imprévisible, où l'on aime se perdre. Les sons pourraient être un poils plus chics, sophistiqués ; et le tout tout de même plus logique, ou évoluer de façon plus régulière. Bon, je m'y perds justement :)
I am : Moins en détails que le précédent titre, les sons paraissent plus primaires. Dans ces conditions, dans le minimalisme, un magie doit s'installer, malgré, et grâce peut être, à des effets de répétition.

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De la techno-rock plein de conviction et d'âme, mais ça marche plus ou moins facilement. Pourquoi ? On va droit au but dans la tête, mais le résultat se fait attendre. Ce serait trop facile. La techno expérimentale et intelligente, mariée au rock, étant très inédit encore, je ne vois pas pourquoi ne pas en faire. En gros, du : http://www.jamendo.com/fr/tag/17sonsrecords associé avec du rock 60's. Je ne fais pas de la pub parce que, en fait, je n'aime pas forcément.

Autre problème : je me demande si vous avez vraiment envie de faire cela, parce qu'il y a aussi des chansons, un peu rocks, un peu expérimentales, bizarrement construites aussi.

Ceci dit, ça peut plaire, ça peut évoluer, et largement dans les deux cas.

Sabiduria Etterna : Un rock bruitiste et sombre, mais calme, qui arrive à faire passer quelque chose, il faut le faire.
Fortuito infiel : Assommant, geignard, et puis finalement… Le chemin est un peu long.
Zafiro NO Sufragio : Dans le même genre, pas mal.
Anima : Anecdotique.
Mien alma es obscura… : Est un morceau un peu Pop, et donc, c'est mieux ; mais vous ne voulez par faire de la Pop, sans doute. Il suffirait que les sons soient plus recherchés, en tous cas, à mon avis.
Lexema-Gramema : Un titre un peu plus soigné, méthodique et patient.
La diferencia entre tu y yo : C'est très bon mais des sons sont un peu trops ludiques (ou bruts)
P.A.T.S.O.M. : C'est trop « machiniste » et directe. Insister n'est jamais la bonne idée.
Silencio : C'est une chanson, bien écrite, mais c'est quoi votre genre ?
No te vayas mas… : Un peu théâtral, pourquoi pas, mais c'est un peu assommant.

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La musique habite Breakfats in Tanger, et non l'inverse, et le Jazz est son mode d'expression le plus évident, avec tout le catalogue qui existe dans le genre. Il s'exprime en expérimentant beaucoup, en détruisant facilement mais, à la fin, il y a tout ce qu'il faut.
Le début, plus chic, fluide et esthétique (ça vaut un bon 8); est meilleur que la fin, avec des titres un peu inutiles, quoique bons, ou seulement Jazz et scratch (j'exagère, c'est mieux que ça).
Un vieux comme moi dirait qu'il préfère des titres moins nombreux, plus plein de ce que j'aime, et plus long ; ça vous rendrait service, je pense, mais bon. C'est un très bon moment, au pire.

Intro : Un trip-hop lourd comme une machine-outil, l'ambiance est posée. C'est un peu industriel, en boucle, avec des sons puissants et chics à la fois. C'est moitié intro, moitié musique, trop court en tous cas.
Noone'sa acid : Plus ludique et Jazz, aventureux, expérimental, mais toujours beau, brillant et limpide. Aussi parfait qu'imprévisible, même si trop court.
The comet I know : Plus subtil encore, un peu de trompette, encore plus courte aussi !
Robert Creep : Rien à faire, ça ne peut pas être chiant : il y a une vraie âme, et de vraies sons, un sens du climat, des choses qu'on lance, qu'on arrête, etc. Et puis ça fait quatre minute tout simplement :)
Shogun of all Japan : Une autre couleur, plus claire, plus « bruissante », plus de scratchs et de samples vocaux. C'est le morceau le moins musical mais c'est bien mieux qu'ailleurs, et pourquoi pas.
Lost Highway them : Un sens du sample remarquable. C'est un peu plus plat mais ça ne dure pas :)
Breakfast in Tanger… : Un titre fantomatique, un peu destructuré, très intéressant, habité, malgré tout, par le Jazz, de bout en bout.
Surrounded by opera smoke : Du vrai Trip-Hop du temps où la radio existait, lourd, mais vrai, qui prend petit à petit (là ou d'autre font des boucles, comme on sait), et ça reste « Jazz ».
Contra bass tunes : Plus improbable et crasseux, pourquoi pas, et ça ne prend que deux minutes.
Concrete dub : Oui, c'est plus sudiste, et comme il y a trois idées au centimètre carré, c'est même encore mieux. D'habitude on se perd à changer de style, pas là, bravo.
Out of breath : Très déroutant, mais c'est en cherchant qu'on trouve, pas vrai ? Ça manque un peu de beauté et de liant évidemment.
Miles is crazy : Très teinté 80's, ce morceau en a les défauts, mais c'est un cliché de deux minutes
Uplifter : Un peu anecdotique.
Mouse-hammer : Dans la moyenne, de cet album j'entends.
Of no help : Une clôture qui vaut bien des titres, y compris de cet album ; je me répète.

 

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Personal data

Bonjour à tous,

Je suis un auditeur attentif de musique depuis longtemps, depuis l'âge de onze, il y a vingt-cinq ans donc ; à l'époque on découvrait Michael Jackson mais ma préférence allait vers son rival Prince (j'ai eu tous ces albums) et Jean-michel Jarre. C'est très conventionnel mais, après tout, c'est assez différent et formateur par rapport à la production des années quatre-vingt.

Ensuite, j'ai rencontré Dépêche Mode (pas personnellement), puis Björk. A côté de cela, je me suis intéressé à la musique classique, brahms et Beethoven, et un peu la musique décalée, dirons-nous, Philip Glass et Brian Eno.

Malheureusement, je ne peux pas tout acheter et je rêvasse en parcourant un guide du disque qui compte plusieurs milliers de critiques, que j'aime lire, et comme j'aime écrire (je crois que cela forge le sens de l'argument) et bien j'essaie de rendre service maintenant.



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